Le PGE, ou prêt garanti par l’État, est un financement bancaire mis en place pour soutenir la trésorerie des entreprises confrontées aux conséquences économiques de la crise sanitaire. Le prêt reste une dette de l’entreprise : la garantie de l’État protège principalement l’établissement prêteur dans les conditions prévues par le dispositif.
Comment fonctionne un PGE ?
Le PGE est accordé par une banque à l’entreprise. La garantie publique couvre une partie du risque supporté par le prêteur mais ne transforme pas le financement en subvention. L’entreprise doit donc rembourser le capital et supporter le coût du financement selon les modalités convenues.
Pourquoi le remboursement du PGE peut-il fragiliser une entreprise ?
Le remboursement ajoute des échéances financières aux autres besoins de l’entreprise : fournisseurs, salaires, charges fiscales et sociales, investissements et autres emprunts.
Lorsque la capacité d’autofinancement ou la trésorerie deviennent insuffisantes, le poids du remboursement peut réduire la marge de manœuvre financière de l’entreprise.
Un PGE signifie-t-il qu’une entreprise est en difficulté ?
Non. Le recours à un PGE ne constitue pas en lui-même un signal de défaillance. De très nombreuses entreprises ont utilisé ce dispositif par précaution ou pour absorber le choc économique exceptionnel de la crise sanitaire.
En revanche, un endettement élevé associé à une baisse d’activité, une CAF insuffisante, des pertes ou des tensions de trésorerie peut constituer une situation de fragilité nécessitant une analyse plus approfondie.
Que se passe-t-il si une entreprise ne peut plus rembourser son PGE ?
Une entreprise confrontée à des difficultés de remboursement doit examiner sa situation globale et les solutions disponibles avec ses partenaires financiers et ses conseils. Selon la gravité des difficultés, différentes solutions amiables ou judiciaires peuvent être envisagées.
Que devient le PGE en redressement ou liquidation judiciaire ?
Lorsqu’une procédure collective est ouverte, la dette issue du PGE s’inscrit dans le traitement global du passif de l’entreprise selon les règles applicables à la procédure et à la créance concernée.
L’existence d’un PGE doit donc être analysée avec l’ensemble de l’endettement et non comme un élément isolé.
Quels indicateurs surveiller avec un PGE ?
- la capacité d’autofinancement (CAF) ;
- la trésorerie disponible ;
- l’endettement financier ;
- les échéances de remboursement ;
- la rentabilité et le résultat d’exploitation ;
- le besoin en fonds de roulement ;
- les retards de paiement éventuels.
PGE et risque de défaillance dans FailliteTracker
Dans FailliteTracker, l’endettement doit être rapproché des autres signaux financiers, juridiques et économiques affectant l’entreprise. Le PGE n’est donc pas considéré isolément comme un indicateur de défaillance : c’est la combinaison et l’évolution des différents facteurs de risque qui sont pertinentes.
Questions fréquentes
Que signifie PGE ?
PGE signifie prêt garanti par l’État. Il s’agit d’un financement bancaire bénéficiant d’une garantie publique couvrant une partie du risque du prêteur.
Un PGE doit-il être remboursé ?
Oui. Un PGE est un emprunt et non une subvention. L’entreprise reste tenue de rembourser le financement selon les modalités applicables.
Un PGE signifie-t-il qu’une entreprise est en difficulté ?
Non. Le recours au PGE ne constitue pas à lui seul un signal de défaillance. Il doit être analysé avec l’endettement, la trésorerie, la rentabilité et la capacité d’autofinancement.
Que devient un PGE en redressement judiciaire ?
La dette liée au PGE s’inscrit dans le traitement du passif de l’entreprise selon les règles applicables à la procédure collective et à la créance concernée.
Le remboursement d’un PGE peut-il augmenter le risque de défaillance ?
Des échéances importantes peuvent peser sur la trésorerie lorsque la capacité d’autofinancement de l’entreprise est insuffisante. Le risque dépend toutefois de l’ensemble de sa situation financière.